Tous prêcheurs !

J’accompagne actuellement le groupe fraternel Pier-Georgio Frassati de Lille. C’est ma troisième expérience après avoir été assistant religieux de la fraternité Pierre Claverie de Beaufort et de celle de la pointe Saint Matthieu, tout à fait au bout de l’Europe.

Première constatation, les fraternités ne se ressemblent pas. Les attentes, les personnes, les modes de vie sont différents. La vie
dominicaine n’est pas un moule qui nous formaterait sur le même modèle et cela se vérifie aussi du côté des laïcs dominicains. Pourtant, j’ai l’impression que les attentes vis-à-vis de l’assistant religieux se ressemblent. Comment dire ? Les fraternités cherchent avec lui, ou elle puisque ce n’est pas forcément un frère, une proximité fraternelle, un aiguillon pour la formation et la prière et un certain lien à l’Ordre. Ainsi, j’ai participé au discernement des nouveaux membres et à la réception d’engagements. Parfois, on m’a demandé de célébrer l’Eucharistie, d’assurer une causerie et de m’inscrire dans la formation et la prière et je l’ai fait volontiers, c’est normal.

Reste un point qu’il faudrait, à mon sens, mettre davantage en valeur. Le plus difficile ? Mais je dois être présent aussi pour encourager la fraternité à mieux répondre à la fin de l’ordre : la prédication. Chaque membre a ses apostolats, ses engagements, religieux ou non, et ils sont très importants. La fraternité est un lieu privilégié pour les mettre en commun et mieux les vivre. Mais, hors telle proposition de conférence ou réunion de carême avec Retraite dans la ville, quelle place y a-t-il pour un apostolat davantage en commun ? C’est aussi le rôle de l’assistant religieux d’être un aiguillon apostolique et d’ouverture de la fraternité à l’accueil de nouveaux membres.

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