Une caractéristique de la région Grand-Ouest est son importance géographique. Elle part de Penn-ar-bed (la tête du monde), Le Conquet (29) à l’ouest jusqu’à Nevers (58) à l’est, et du Mans (72) à Limoges (87).

Elle compte une douzaine de fraternités ou groupes fraternels, d’ancienneté et de
dimension très diverses. Au total ce sont environ 80 membres qui s’y retrouvent. Son
territoire comprend trois couvents de frères (Poitiers, Rennes et Tours) et un couvent
de moniales (Beaufort en Ille et Vilaine), sur lesquels les fraternités s’appuient.
2020, comme partout et pour tous a été une année exceptionnelle, du fait de la crise
sanitaire qui a fortement perturbé le rythme et le déroulement des rencontres. Toutes
les fraternités n’étant pas habituées ou susceptibles même de s’adapter, à se réunir
en « distanciel », essentiellement par visio-conférence.
Les fraternités se réunissant le soir ou le week-end, le confinement, les limites
kilométriques, la nombre de participants et le couvre-feu ont totalement perturbé les
possibilités de se retrouver.
Néanmoins le dynamisme des fraternités est demeuré vivant ce dont témoignent les
engagements reçus, dès que les églises ont pu à nouveau accueillir des fidèles. En
effet, les engagements ont pu avoir lieu lorsque cela était possible, lors de messes
publiques.
Les fraternités ont profité des courtes périodes de déconfinement pour se retrouver
physiquement dans le respect des règles sanitaires. La vie fraternelle a donc pu se
revivifier lors de petits séminaires, de rencontres extra-réunions et aussi lors de
célébrations en église, notamment lors d’engagements.
Enfin la plupart ont adopté des réunions par visio-conférence et partagé sur le
contenu habituel des réunions (partage de la Parole, autour du thème d’étude
retenu., prière commune) ! Il faut toutefois souligner combien ces échanges limitent
la vie fraternelle et le contenu des rencontres, certains membres en étant de fait
exclus pour des raisons physiques (troubles de la vision, âge), ou techniques (pas
d’équipement).
L’accueil de nouveaux postulants a également continué, au même rythme
qu’auparavant.
Deux groupes fraternels ont été érigés en fraternités Auray et Nantes.
Une conséquence non prévue au départ est l’impossibilité de renouveler les
responsables dont les missions viennent à leur terme, compte tenu du mode
d’élection propre à l’Ordre des Prêcheurs.
Il y a de grandes disparités également, liées à la proximité avec un couvent.
Certaines fraternités sont ainsi privilégiées (Rennes, Tours ; Poitiers ou encore
Beaufort, d’autres sont très défavorisées comme Nevers, Bourges ou Limoges. Les
échanges, réguliers, voire quotidiens, permettent aux fraternités, au moins à certains
d’entre leurs membres de participer aux actions des frères ou des sœurs.
Je citerai un exemple la participation au jubilé de Saint Dominique pour les fraternités
bretonnes en 2021 action, insérée dans le programme du Couvent de Rennes, visant
à présenter au public des figures du laïcat dominicain, action qui a été modifiée dans
sa forme en lien avec les frères.
Autre conséquence le report des réunions organisées au niveau régional : conseils
régionaux, certes, mais surtout les rencontres régionales annuelles, qui
rassemblaient plus de la moitié des laïcs venant de toute la Région. Curieusement
en 2020 et 2021, ce ne sont pas les règles sanitaires qui ont motivé les annulations,
ce sont les possibilités de trouver des lieux d’accueil, ces derniers ayant aussi ont
restreint leurs capacités d’accueil. De même les possibilités d’organiser des sessions
de formation ou de participer aux formations organisées au niveau provincial.
La pandémie a également limité les participations des laïcs à leurs activités
extérieures nécessitant des contacts ou des déplacements (Parcours Alpha,
mouvements divers, visites de malades ou de personnes âgées, vie paroissiale,
etc.. ; seules les activités « transférables » sur des media à distance ont pu se
maintenir, comme les commentaires d’Evangile sur RCF transmis par téléphone !
Mais la pandémie n’a pas eu que des effets négatifs ou compliquant la vie des
fraternités, elle a sans doute favorisé d’autres voies,
 dans la prière par une participation plus régulière aux offices ou aux
Eucharisties quotidiennes, grâce aux diffusions sur internet organisées par les
paroisses, rapidement mises en place par certaines de celles-ci. A noter
également une ouverture à l’universalité de l’Eglise par le suivi des offices à
Rome, Bologne, ou Jérusalem !!
 dans la lecture et l’étude, grâce à une disponibilité élargie,
 dans la vie fraternelle par la multiplication des appels téléphoniques ou des
échanges par internet.