Des laïcs… dominicains !

Des hommes et des femmes d’aujourd’hui

Les laïcs dominicains sont des baptisés, célibataires ou mariés, inspirés par l’esprit de saint-Dominique et portés par le souffle de Vatican II.

Ils constituent une branche de la famille dominicaine. Regroupés en fraternités, ils cherchent à témoigner de l’Évangile et se sentent appelés à le faire en suivant l’exemple de Dominique, un homme vraiment évangélique qui était passionné de Dieu dans l’ardeur de la prière, brûlait de miséricorde pour le salut de tous, et a consacré sa vie au service de la Parole de Dieu.

Pour répondre à cet appel, les laïcs dominicains tendent vers une vie qui comporte inséparablement la prière liturgique prolongée en prière personnelle, l’étude de la Bible, de la tradition et des questions contemporaines, et un engagement apostolique dans l’Eglise ou aux frontières. Une vie fraternelle de style simple et démocratique est de nature à leur apporter le partage et le soutien dont ils ont besoin.

L’esprit dominicain leur paraît associer le goût exigeant de la vérité et l’ouverture au dialogue, la fidélité à l’Eglise et la liberté dans l’Esprit-Saint, le travail intellectuel et l’amitié pour les plus pauvres, la  vénération pour la Vierge Marie et une profonde joie.

Enfin, confrontés aux défis de toutes natures que présente le monde contemporain, ils trouvent une grande modernité dans les propositions audacieuses de Dominique mises en œuvre au sein de l’Ordre des prêcheurs. Ils voudraient que cet esprit baigne leur vie en plein monde : famille, profession, engagements sociaux et apostoliques, vie culturelle et loisirs…

C’est conscients de leurs faiblesses et pour soutenir leur fidélité qu’ils ont mûrement choisi de s’engager dans la Famille dominicaine, comme membres actifs d’une Fraternité.

Ce texte est intégralement issu de l’article Des hommes et des femmes d’aujourd’hui.

Chrétiens et laïcs

Nous avons à vivre tous les jours une présence dans notre temps

Les laïcs sont immergés dans ce monde de mutation technique, juridique, sociale, culturelle, ce monde de peur, d’incroyance, de crispation identitaire ou d’indifférence. Nous sommes entourés d’incroyants ou des mal-croyants, jusque dans nos familles, avec l’expérience de l’incroyance d’un enfant, du rejet de l’Eglise. Nous ne sommes pas dans des situations extraordinaires, mais dans le berceau concret de la famille, concernant la santé, la sexualité, le travail et la vie sociale, économique et politique.

Comme laïcs, nous vivons une solidarité avec le monde

Il demeure une grande différence entre un prêtre-ouvrier ou un religieux qui choisissent le monde du travail, le monde de la pauvreté, et un laïc qui est par son état confrontés à ces situations. En cas de problème de travail, de conjoint qui s’en va, l’argent qui manque pour manger, se loger, soigner ses enfants, il est de sa responsabilité directe et personnelle. Le laïc sait ce que vivent les autres comme lui.

Ceux qui vivent la difficulté de la vie conjugale, les tentations, les séparations, la souffrance du divorce, ce sont des laïcs ! Là aussi il y a des choses à dire et à vivre qui ne pourront être dites et vécues que par des laïcs. Il en va de même pour la relation parents et enfants. Cette réalité est au cœur de la prédication confiée aux laïcs, par leur engagement.

De tout cela il résulte paradoxalement que l’engagement d’un laïc peut être souvent ressenti comme plus interpellant que celui d’un religieux, parce que ce n’est pas « son job ».

Cette chance que représentent les laïcs pour l’Ordre, c’est aussi une chance pour l’Eglise entière. L’Ordre dominicain avec ses trois branches (frères, sœurs et laïcs) peut illustrer ainsi ce qu’est le peuple de Dieu et donner corps à la théologie de Lumen Gentium.