Le logement social : une priorité
Il participe activement à la vie sociale, à la création de la paroisse Saint Jean Bosco, en 1955, dont il restera un animateur fidèle. Il fonde en 1956 l’association chambérienne « Cimes et neiges » qui organise de nombreux centres de vacances et de loisirs.
Paroissien actif, il assume des responsabilités à la Savoisienne Habitat, dans des organisations de colonies de vacances, à la Cantine Savoyarde, à la Sasson, etc. A la Radio Chrétienne, il s’occupe particulièrement du téléphone du dimanche qui met en communication familles et prisonniers.
Jusqu’à sa mort le 8 mars 2000, mercredi des Cendres, alors qu’il lisait paisiblement la Bible dansson fauteuil, il a occupé et assumé de multiples responsabilités bénévoles.
Pour lui, le logement social était la priorité. Il y consacra beaucoup de temps, de dévouement et de travail. Il tempêtait contre ceux qui ayant tellement plus que le nécessaire rechignaient à payer l’impôt. C’était un laïc religieusement engagé dont l’engagement était porteur de générosité et d’altruisme. Il s’intéressait bien sûr à la politique comme art de gouverner la cité.
Ni la terre contre le ciel ni le ciel contre la terre
« Humainement autonome, subordonné au divin, son christianisme était simple. Il n’avait pas choisi la terre contre le ciel, ni le ciel contre la terre. Il les couplait l’un à l’autre, avec une foi contagieuse » déclara Pierre Fontanel, doyen du conseil municipal et directeur du journal La Vie Nouvelle.
Après sa mort, Louis Besson, ancien secrétaire d’Etat au Logement et maire de Chambéry, lui, s’est plu à rappeler : « A la Libération, il s’engagea au MRP. Avec les drames de l’Indochine et de l’Afrique du Nord, il eut voulu que sa famille de pensée mit tout son poids dans le sens du dialogue, pour préserver les chances d’une cohabitation fraternelle. Déçu, il n’eut plus d’engagement partisan ».
